Aller au contenu
Melanie Vögtli Prendre rendez-vous

Taux de conversion Google Ads : les repères de mes comptes

Journal · Repères chiffrés, tirés de mes comptes

Le taux de conversion Google Ads, c'est le nombre de conversions divisé par le nombre de clics. Du 1er octobre 2025 au 30 septembre 2026, sur mes campagnes Search hors marque, la médiane est de 2,8 % en demandes réelles sur 12 comptes de génération de demandes. En e-commerce, la colonne « Conversions » donne 0,9 %.

Publié le · Melanie Vögtli

Google ne publie aucun taux de conversion moyen, pas même sur sa page du coût de Google Ads d’août 2026 (lue le 26 octobre 2026), et les études les plus citées portent sur des campagnes américaines. J’ai donc calculé les taux des comptes que je tiens, tous ouverts au nom de mes clients, sur douze mois de campagnes Search, avec une méthode écrite pour que vous puissiez situer le vôtre.

Comment se calcule le taux de conversion

L’aide de Google Ads, consultée le 26 octobre 2026, définit le taux de conversion comme le nombre moyen de conversions par interaction avec une annonce, exprimé en pourcentage : 50 conversions pour 1 000 interactions font 5 %. Sur une campagne Search, l’interaction est le clic.

La même page précise qu’un taux peut dépasser 100 % quand le compte suit plusieurs actions de conversion ou qu’il compte « Toutes » les conversions, puisqu’un seul clic peut alors en produire plusieurs. Un taux de conversion vaut donc ce que vaut la définition de la conversion qui le produit.

Le taux de conversion dans mes comptes, d’octobre 2025 à septembre 2026

Le tableau donne la médiane de chaque groupe et son étendue, du taux le plus faible au plus élevé, sur les campagnes Search hors marque, d’après des données relevées dans les comptes le 26 octobre 2026.

Groupe de comptes Comptes Médiane Étendue
Génération de demandes, demandes réelles 12 2,8 % 1,2 % à 15,0 %
Génération de demandes, colonne « Conversions » de chaque compte 12 3,7 % 1,3 % à 15,0 %
Habitat, rénovation et énergie, demandes réelles 7 2,6 % 1,2 % à 3,9 %
E-commerce, colonne « Conversions » (achats ou demandes, selon la boutique) 4 0,9 % 0,6 % à 2,8 %

L’étendue compte autant que la médiane. En génération de demandes, elle va de 1,2 % à 15,0 %, parce qu’elle mêle des métiers où la demande n’engage pas le client de la même façon. Un appel décidé en une minute n’a rien de commun avec un devis de chantier, et un artisan se compare d’abord au groupe de son métier.

L’habitat, la rénovation et l’énergie réunissent sept comptes, en menuiserie, chauffage, solaire, rénovation, traitement du bois et aménagement extérieur : un groupe plus homogène, dont l’étendue tient en moins de trois points.

En e-commerce, la médiane est de 0,9 %. Je ne pilote pas une boutique sur ce taux : le chiffre qui décide est la marge brute dégagée par les ventes, comme je l’explique pour les comptes Google Ads des boutiques en ligne.

Comment j’ai calculé les médianes de mes comptes

La période couvre douze mois pleins, du 1er octobre 2025 au 30 septembre 2026, pour que chaque saison y figure une fois. Je n’ai retenu que les campagnes Search, où une annonce texte répond à une requête tapée : Performance Max et Shopping, qui diffusent sur plusieurs réseaux ou sur des fiches produits, ne se lisent pas de la même façon.

Les campagnes de marque sont exclues, repérées à leur nom, qui contient « marque » ou « brand ». Le hors marque se définit donc campagne par campagne, pas requête par requête : une campagne de marque mal nommée, ou une recherche sur le nom de l’annonceur servie par une autre campagne, reste dans le calcul.

Un compte n’entre dans l’étude que s’il dépasse 1 000 clics Search sur la période. En dessous, chaque demande pèse trop lourd : sur 200 clics, une seule demande de plus fait passer le taux de 2,5 % à 3 %.

Je calcule le taux de chaque compte, puis la médiane du groupe, soit la valeur du milieu quand on range les comptes du plus faible au plus élevé. Chaque compte pèse pour un, quel que soit son budget, alors qu’une moyenne calculée sur la somme des clics laisserait le plus gros compte imposer son taux. Un groupe ne se publie qu’à partir de trois comptes, sans aucun nom.

Pour que le taux mesure des demandes ou des ventes, sur assez de conversions, un compte sort de l’étude dans l’un de ces quatre cas :

  • Au moins un dixième de ses conversions sont des pages vues, des ajouts au panier, des débuts de commande ou des actions sans catégorie autres que des appels importés
  • Des étapes du tunnel importées du CRM s’ajoutent à la demande
  • Les clics sur un numéro ou un bouton font au moins la moitié de ses conversions
  • Il enregistre moins de dix conversions sur l’année

Les conversions retenues sont celles de la colonne « Conversions », comptées à la date du clic : les dernières de septembre 2026 peuvent encore arriver, ce qui peut sous-estimer légèrement la fin de la période. Le coût par lead Google Ads se calcule sur les mêmes comptes. Le taux de clic dans mes comptes porte sur la même période et met lui aussi les campagnes de marque à part.

Ce que le compte appelle conversion change le taux

Les deux premières lignes du tableau portent sur les mêmes douze comptes : la seconde reprend leur colonne « Conversions », telle que chaque compte est réglé. La première, celle que je retiens, ne garde que les conversions qui correspondent à une demande : un formulaire envoyé, un appel passé depuis l’annonce ou relevé par un outil de suivi des appels, une demande de devis, une prise de rendez-vous enregistrée ou une réservation.

L’écart vient des clics sur un numéro de téléphone, une adresse mail ou un bouton de messagerie ou d’agenda en ligne. Dans ces douze comptes, d’octobre 2025 à septembre 2026, ces clics représentent en médiane 19 % de la colonne, selon le réglage propre à chaque compte. Un clic sur un numéro annonce un appel sans le garantir, puisque le visiteur peut ne jamais composer : dans ma lecture, il ne compte donc pas comme une demande. Avec ces clics, le taux médian est de 3,7 %, et de 2,8 % sans eux.

Comptage, pages vues et étapes du CRM

D’autres réglages gonflent un taux sans qu’une demande de plus arrive. Une conversion déclenchée par l’affichage de la page de contact compte des visites, pas des envois. Le comptage « Toutes » enregistre trois conversions pour une personne qui envoie trois fois le formulaire, alors que l’aide de Google sur le comptage, consultée le même jour, conseille l’option « Une seule conversion » pour suivre des leads. Une demande peut aussi être enregistrée par la balise du site et par un import, le cas de la conversion comptée deux fois.

Les étapes du tunnel demandent plus de soin. Quand le CRM renvoie dans le compte la demande qualifiée ou l’affaire signée, pour les visiteurs ayant consenti à la mesure publicitaire, il apporte aux enchères une information que le formulaire ne leur donne pas, d’où l’intérêt de faire remonter les conversions réelles. Par contre, si ces étapes s’ajoutent à la demande dans la colonne des conversions, une même personne compte deux ou trois fois : pour lire un taux, je ne garde que la demande.

Aucun de ces cas ne se voit dans le taux lui-même. Un taux nettement au-dessus de l’étendue de son métier se vérifie donc avant de se fêter, en rapprochant les conversions du mois des demandes arrivées dans la boîte mail ou le CRM. Ce rapprochement relève du tracking, le premier poste que je vérifie sur un compte. Le premier échange, sans frais, commence par là : après un appel, je vois en lecture seule ce que vos conversions comptent vraiment, et je vous écris au maximum trois points.

En e-commerce, la marque fait plus que doubler le taux

Dans mes quatre comptes e-commerce, d’octobre 2025 à septembre 2026, le taux médian passe de 0,9 % hors marque à 2,3 % quand les campagnes de marque entrent dans le calcul, avec une étendue de 0,6 % à 4,7 %. Du coup, un taux qui contient la marque ne se compare jamais à un taux qui l’exclut, ni d’un compte à l’autre, ni d’une période à l’autre quand la part de la marque a bougé.

Mes taux à côté des études américaines de 2024 et 2026

Les chiffres les plus repris viennent de LocaliQ et de WordStream, dont j’ai lu les pages le 26 octobre 2026, et le tableau les pose à côté des miens.

Source Taux de conversion Ce que la source déclare
LocaliQ 2026, version du 1er juin 2026 8,18 % Des milliers de campagnes clientes, Google Ads et Microsoft Ads confondus, entre avril 2025 et mars 2026 d’après Search Engine Journal, leads divisés par les clics, chiffre présenté comme moyen, sans méthode de calcul publiée
LocaliQ 2026, « Home & Home Improvement » 8,05 % Même source, même méthode
WordStream, édition 2024 6,96 % Médiane de 17 998 campagnes Search américaines, du 1er avril 2023 au 31 mars 2024, ventes et leads comptés
Mes comptes, génération de demandes 2,8 % 12 comptes, Search hors marque, demandes réelles, douze mois clos le 30 septembre 2026, médiane par compte
Mes comptes, habitat, rénovation et énergie 2,6 % 7 comptes, mêmes règles

Ces chiffres sont justes dans leur périmètre, mais ils ne se posent pas tels quels à côté des miens. Deux écarts se mesurent dans mes comptes : les clics de contact comptés en conversion, et la marque, que mes chiffres excluent. Deux autres restent des hypothèses : le marché, américain et sur deux moteurs d’un côté, français et sur Google seul de l’autre, et le calcul, puisqu’une médiane par compte ne donne pas le même chiffre qu’une valeur par campagne. Les mêmes différences valent pour la maison et les travaux.

Le repère le plus utile reste le vôtre, en demandes réelles et d’un trimestre sur l’autre, et il sert d’abord à calculer avant de dépenser.

Prenons comme hypothèse de calcul, et pas comme mesure, un clic à 3,67 € HT et 2,6 % de demandes réelles. Le premier chiffre est la fourchette haute médiane des enchères de haut de page que l’outil de planification des mots clés donnait le 26 octobre 2026 pour les menuiseries et fermetures, selon mon relevé du prix du clic par secteur. Le second est la médiane de l’habitat.

Avec 1 000 € HT par mois, ce calcul donne environ 272 clics, et un peu plus de 7 demandes si votre taux se tient à cette médiane. Le même raisonnement dit si un budget Google Ads suffit à faire apprendre les enchères, et il mène à ce que coûte une demande dans mes comptes.

Questions posées sur ce sujet

Recherches tapées en France, relevées dans le planificateur de mots-clés de Google Ads (export du 16 septembre 2026) et formulées ici en questions.

Qu'est-ce qu'un bon taux de conversion Google Ads ?
Ça dépend du métier, de ce que le compte enregistre comme conversion et de la place de la marque. Sur mes campagnes Search hors marque, entre octobre 2025 et septembre 2026, la médiane des comptes de génération de demandes est de 2,8 % en demandes réelles, et les sept comptes du groupe habitat, rénovation et énergie se tiennent entre 1,2 % et 3,9 %. Le meilleur repère reste votre propre taux, suivi d'un trimestre à l'autre.
Quel taux de conversion attendre d'une landing page ?
Le rapport 2024 d'Unbounce, consulté le 26 octobre 2026, donne une médiane de 6,6 % sur plus de 41 000 pages de destination et 464 millions de visiteurs. C'est un taux de page, rapporté à ses visiteurs, alors que Google Ads rapporte ses conversions aux clics sur l'annonce : les deux chiffres ne se comparent pas directement. Pour une page créée pour une campagne, le chiffre utile est celui que le compte mesure sur vos clics payés, lu sur trois mois.

Melanie Vögtli

Consultante Google Ads indépendante, installée dans le Sundgau, entre Mulhouse, Bâle et la Forêt-Noire. Comptes surveillés tous les jours, tenus plusieurs fois par semaine. Voir la prestation correspondante.

À lire ensuite