Aller au contenu
Melanie Vögtli Prendre rendez-vous

La gestion d'un compte Google Ads, semaine par semaine

Pas une promesse de méthode. Ce qui est surveillé tous les jours, ce qui se décide dans la semaine, et ce qu'il y a dans le document de fin de mois.

Prendre rendez-vous

En bref

Un compte Google Ads se surveille tous les jours et se tient plusieurs fois par semaine, selon sa taille : lecture des termes de recherche, exclusion des mots hors sujet, contrôle du suivi de conversion. L'astreinte est comprise, 24 h/24 et 7 j/7. Le rapport mensuel tient en deux pages.

Le rythme

Un compte Google Ads se dégrade lentement et sans déclencher d'alerte. Les termes de recherche dérivent vers des requêtes voisines qui ne convertissent pas. Une stratégie d'enchères automatique continue d'apprendre sur une conversion qui a changé de sens il y a six semaines. Une campagne Performance Max se met à récupérer des clics de marque qu'une campagne Search payait moins cher.

Aucune de ces trois choses n'apparaît dans un tableau de bord. Elles se voient en ouvrant le compte, en lisant les termes de recherche à la main, et en comparant à ce qu'on avait vu au passage précédent.

Tous les jours

Monitoring du compte : budget, diffusion, conversions qui remontent, campagne refusée. C'est de la surveillance, pas de l'intervention. Et l'astreinte est comprise : s'il y a un souci, je réagis, 24 h/24 et 7 j/7.

Plusieurs fois par semaine

La gestion elle-même, à un rythme qui dépend de la taille du compte : lecture des termes de recherche, exclusion des mots hors sujet, annonces, audiences, arbitrages de budget.

7 j / 7 de surveillance Un compte se dégrade sans déclencher d'alerte. L'astreinte est comprise.
3 choses qui bloquent le plus souvent Aucune des trois ne se règle dans Google Ads.
2 pages de rapport, tous les mois Deux pages lues valent mieux que douze pages parcourues.

Le rapport mensuel

Deux pages, et il ouvre sur ce qui a raté. Douze pages parcourues ne valent pas deux pages lues jusqu'au bout.

  1. Le rapport mensuel ouvre sur les échecs

    Ce qui a été tenté et n'a pas marché, ce qui s'est dégradé, et ce qu'on en fait. En premier.

  2. Les demandes reçues

    Combien, à quel coût, et par quel canal. Les chiffres viennent du compte, pas d'une estimation.

  3. Les modifications du mois, avec leur raison

    La liste des modifications du mois, avec la raison de chacune. Vous devez pouvoir relire six mois plus tard et comprendre.

  4. Les blocages situés hors du compte

    Formulaire, délai de rappel, page de destination, stock. Souvent le vrai sujet, et jamais dans un rapport Google Ads standard.

  5. Les décisions du mois à venir

    Deux ou trois décisions, pas quinze.

Les trois choses qui bloquent le plus souvent

Par ordre de fréquence dans les comptes que je reprends. Aucune des trois ne se règle dans Google Ads.

Le tracking

Conversion comptée deux fois, conversion qui a cessé de remonter après une mise à jour du site, ou conversion qui mesure une visite de page au lieu d'une demande. Les enchères automatiques apprennent là-dessus, et apprennent faux.

Le bandeau cookies

Un bandeau mal réglé, ou un mode consentement absent, fait disparaître une partie des conversions des rapports. Le compte a l'air moins bon qu'il n'est, on coupe ce qui marchait.

Le délai de rappel

Une demande rappelée en deux jours ne vaut pas une demande rappelée en deux heures. Ça ne se pilote pas depuis le compte, et pourtant ça décide du coût par client.

Le chemin d'une conversion, du clic jusqu'à la décision de l'algorithme : Le clic, puis La page, puis L'envoi du formulaire, puis La balise, puis Le consentement, puis Google Ads enregistre. La chaîne est interrompue à 3 endroits, là où le signal se perd ou se fausse. Les 4 pannes les plus fréquentes : La conversion comptée deux fois ; La conversion qui mesure une visite ; Le clic sur le numéro compté comme un appel ; Le consentement qui efface une partie des conversions.

Les points vérifiés avant de reprendre un compte

  • Les conversions principales remontent, et une seule fois chacune
  • Le mode consentement est en place et le taux d'acceptation est connu
  • Le compte est à votre nom, sur votre moyen de paiement
  • Personne d'autre ne modifie le compte sans que ce soit écrit
  • La page de destination répond à la promesse de l'annonce
  • Le formulaire fonctionne, sur téléphone comme sur ordinateur

Si un de ces points ne tient pas, on le règle avant. Reprendre un compte sur des données fausses, c'est facturer trois mois pour construire sur du sable.

Ce qu'un compte bien tenu ne règle pas

Tenir un compte de près règle les dérives du compte. Ça ne règle pas ce qui se passe avant le clic ni après la demande, et c'est souvent là que se joue le coût réel d'un client.

Avant le clic

La promesse de l'annonce. Une annonce qui promet plus que la page ne tient fait monter le taux de clic et descendre tout le reste. Le compte a l'air meilleur et rapporte moins.

Sur la page

Le formulaire, sa longueur, ce qu'il demande. Un champ de trop coûte plus cher que trois mots-clés mal choisis, et aucun réglage de compte ne le compense.

Après la demande

Le délai de rappel. Deux heures et deux jours ne donnent pas le même taux de transformation, pour le même coût d'acquisition. C'est hors du compte, et c'est dans le rapport.

Ce qui dépend de vous

Une collaboration sur un compte publicitaire tient à trois choses, et aucune des trois ne dépend de moi.

  1. Me dire quand une demande est mauvaise

    Une demande hors zone, hors budget, hors métier. Sans ce retour, j'optimise sur un volume de demandes et vous payez pour du volume. Un message par mois suffit.

  2. Me prévenir avant de changer le site

    Une refonte, un nouveau formulaire, une page supprimée. Le tracking casse à ce moment-là, pas à un autre, et le prévenir coûte une minute contre six semaines de données perdues.

  3. Trancher quand je pose une question

    Certaines décisions ne m'appartiennent pas : le périmètre géographique, le budget, ce qu'on accepte de payer pour une demande. Une question qui reste sans réponse bloque le compte, pas moi.

Questions

Pourquoi une surveillance quotidienne mais pas une intervention tous les jours ?
Parce que ce sont deux choses différentes. La surveillance est quotidienne : budget, diffusion, conversions qui remontent, campagne refusée. Les décisions, elles, se prennent plusieurs fois par semaine, à un rythme qui dépend de la taille du compte. Une stratégie d'enchères automatique a besoin de quelques jours pour qu'un changement se lise : un compte où l'on touche à tout tous les jours se pilote par réflexe, et on ne sait plus ce qui a produit quoi.
Que se passe-t-il si quelque chose casse en dehors des heures de bureau ?
L'astreinte est comprise. Un budget qui s'épuise, une campagne refusée, un formulaire qui ne remonte plus : ces cas-là ne se découvrent pas au prochain passage, ils se signalent, et j'y réagis 24 h/24 et 7 j/7. Le rythme de gestion porte le travail de fond, pas les incidents.
Est-ce que vous changez la structure d'un compte dès la reprise ?
Non. Six points se vérifient avant de toucher quoi que ce soit, et le premier est le suivi des conversions. Reprendre un compte sur des données fausses revient à facturer trois mois pour construire sur du sable. Ce qui se corrige en premier, ce n'est presque jamais la structure.
À quoi ressemble le rapport de fin de mois ?
Deux pages, et il ouvre sur ce qui a raté : ce qui a été tenté et n'a pas marché, ce qui s'est dégradé, et ce qu'on en fait. Viennent ensuite les demandes reçues avec leur coût, la liste des modifications du mois avec la raison de chacune, les blocages situés hors du compte, et deux ou trois décisions pour le mois suivant.

Comment ça s'applique

La méthode ne change pas d'un compte à l'autre. Ce qui change, c'est le type de campagne qui convient et les contraintes du métier.

Les types de campagne

Les secteurs

Les références

Des comptes, en détail

Étude de cas : quand le plafond est sur la page, pas dans le compte