Comment choisir
« Qui sont les meilleurs consultants Google Ads ? » est une des questions que Google affiche le plus sur ce métier. Elle n'a pas de réponse générale. Elle en a une pour vous, et elle se construit avec sept critères vérifiables.
Prendre rendez-vousEn bref
Sept critères vérifiables départagent des prestataires Google Ads : qui détient le compte, comment le suivi de conversion est vérifié, ce qui remonte après le formulaire, le périmètre écrit, le temps réellement passé, ce qui est refusé, et ce que vous récupérez en partant.
Pourquoi « le meilleur » ne veut rien dire ici
Un compte Google Ads n'a pas de bonne réponse universelle. Un prestataire excellent sur un catalogue de dix mille produits peut être médiocre sur un artisan à 1 000 € de budget, et l'inverse est tout aussi vrai. Le volume géré, l'ancienneté et le nombre d'avis mesurent une activité, pas une adéquation.
Du coup une page qui répondrait « le meilleur, c'est moi » ne vous servirait à rien, et vous le sauriez en la lisant. Ce qui suit est la grille que j'utiliserais si je devais choisir à votre place, y compris quand elle désigne quelqu'un d'autre.
Les sept critères
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1. Qui détient le compte
Le compte Google Ads doit être à votre nom, et le budget média doit partir de votre carte, directement chez Google. Un compte détenu par le prestataire signifie qu'en partant vous laissez l'historique et les données d'apprentissage derrière vous. C'est le critère le plus important et le moins souvent posé.
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2. Ce qui est fait du suivi de conversion
Demandez comment il est vérifié, pas s'il est installé. La bonne réponse décrit un test : envoyer un formulaire, passer une commande, rapprocher du back-office. Une réponse qui se contente de « oui, c'est en place » décrit la situation de la majorité des comptes qui mesurent faux.
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3. Ce qui se passe après le formulaire
Est-ce que le statut réel des demandes remonte dans le compte ? Sans ça, l'algorithme optimise pour produire des formulaires, pas des clients. C'est la question qui sépare le plus nettement les prestataires entre eux.
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4. Le périmètre écrit
Ce qui est inclus, et surtout ce qui ne l'est pas. La page de destination est-elle créée ou seulement commentée ? Les nouvelles campagnes sont-elles comprises ou facturées à l'acte ? Facturer à l'acte encourage à ne rien changer.
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5. Le temps réellement passé
Combien de comptes cette personne tient-elle, et combien d'heures par mois passe-t-elle sur le vôtre ? Un forfait bas se paie toujours quelque part, et c'est là. La question est légitime et la réponse est révélatrice.
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6. Ce qu'on vous refuse
Un prestataire qui accepte tous les dossiers n'en refuse aucun, y compris ceux qui ne peuvent pas marcher. Demandez dans quels cas il dit non. S'il n'en a aucun, vous saurez ce que vaut son oui.
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7. Ce que vous récupérez en partant
Le compte, l'historique, les données d'apprentissage, les demandes du CRM, la page de destination. Faites-le écrire. C'est le point qu'on oublie au moment de signer et qui coûte le plus cher au moment de partir.
Les promesses qui doivent alerter
- Une position garantie, en publicité comme en naturel : le classement se rejoue à chaque recherche et personne ne le contrôle
- Un nombre de demandes garanti : il dépend de votre marché, de votre offre et de vos concurrents autant que du travail fourni
- Un budget média refacturé avec une marge invisible : vous perdez la visibilité sur ce que vous payez réellement à Google
- Un engagement long avec reconduction tacite : il protège le prestataire, pas vous
- Un audit gratuit qui se révèle être un appel de trente minutes destiné à vendre autre chose
- Un mur de logos clients : personne ne vérifie jamais si les accords de publication ont été demandés
Aucune de ces promesses n'est illégale et aucune ne prouve la mauvaise foi. Elles indiquent simplement un prestataire qui vend avant de regarder, et ça se sent ensuite dans la gestion.
Consultant indépendant, agence ou salarié
Un indépendant
Un interlocuteur unique, rien de sous-traité, et la personne qui construit le compte est celle qui le tient. En contrepartie : un portefeuille limité, et une continuité qui dépend d'une seule personne.
Une agence
De la capacité, plusieurs compétences réunies, une continuité en cas d'absence. En contrepartie : un interlocuteur qui change, et un temps réel passé sur votre compte qu'il faut savoir mesurer.
Un salarié
Rentable à partir d'un certain volume de dépense, et le seul moyen d'avoir quelqu'un à temps plein sur le sujet. En contrepartie : le coût complet d'un poste, et la formation continue à financer.
Le bon repère est le rapport entre vos honoraires et votre budget média. Quand les honoraires deviennent une fraction faible d'un budget important, la question du recrutement mérite d'être posée sérieusement, et un prestataire honnête vous le dira.
Les cas où ce n'est pas moi qu'il vous faut
Autant le dire ici plutôt qu'au premier rendez-vous.
Vous avez besoin de capacité
Plusieurs marchés, plusieurs langues, plusieurs canaux à tenir en même temps, avec de la continuité en cas d'absence. Une agence structurée fait ça mieux qu'une personne seule.
Votre budget média est trop bas pour votre secteur
Le calcul se fait avant : combien de clics le budget achète au prix du clic de votre métier, et combien de demandes ça donne. Si la réponse est trois par mois, aucun accompagnement ne vaut le coup.
Vous cherchez du référencement naturel
Je n'en fais pas. Je fais de la publicité et les pages de destination qui vont avec.
Vous voulez déléguer sans rien décider
Certains arbitrages vous appartiennent : ouvrir ou fermer une zone, pousser une prestation plutôt qu'une autre, tenir un CRM à jour. Un compte où personne ne répond côté client plafonne, quel que soit le prestataire.
Les vérifications possibles avant même d'appeler
- Le statut de partenaire Google, dans l'annuaire public des partenaires : il se vérifie en trente secondes et il élimine les structures sans assise
- L'existence légale de la structure, sur les registres publics des entreprises
- Ce que le prestataire publie : un site qui explique comment il travaille en dit plus qu'une page de références
- La cohérence entre ce qui est promis et ce qui est chiffré : un périmètre large à un prix bas se paie quelque part
Le statut Partenaire Premier, ce qu'il dit et ne dit pas
Les références, et la règle qui les gouverne
Questions
- Qui sont les meilleurs consultants Google Ads ?
- La question n'a pas de réponse générale : le meilleur prestataire pour un catalogue de dix mille produits n'est pas le meilleur pour un artisan local. Ce qui se compare, ce sont sept choses vérifiables : la détention du compte, la vérification du suivi de conversion, la remontée du statut réel des demandes, le périmètre écrit, le temps réellement passé, les cas de refus, et ce que vous récupérez en partant.
- Comment savoir si un prestataire connaît mon secteur ?
- Demandez-lui les deux exclusions de mots-clés qu'il poserait le premier jour dans votre métier. Quelqu'un qui connaît le secteur répond en dix secondes et cite des choses précises. Quelqu'un qui ne le connaît pas décrit une méthode, ce qui est une réponse acceptable si elle est assumée.
- Faut-il se fier aux avis en ligne ?
- Ils disent quelque chose du relationnel et presque rien de la qualité technique, parce que le client n'est en général pas en mesure de juger la seconde. Un avis qui décrit un problème concret et sa résolution vaut mieux que vingt avis cinq étoiles sans texte.
- Le prix est-il un bon critère ?
- Seulement à périmètre comparé. Un forfait bas qui couvre la gestion de campagne seule et un forfait plus élevé qui comprend le tracking, la page de destination et la remontée CRM ne sont pas le même produit. Comparer deux montants sans comparer deux périmètres n'apprend rien.
- Combien de prestataires faut-il consulter ?
- Deux ou trois suffisent si vous posez les mêmes sept questions à chacun. Au-delà, vous comparez des présentations commerciales plutôt que des méthodes, et l'écart entre les propositions devient illisible.