BTP et artisans
Un compte d'artisan se joue sur trois choses : la zone, le téléphone et la vitesse de rappel. Les enchères viennent après, et de loin.
Prendre rendez-vousEn bref
Pour un artisan du bâtiment, une campagne Google Ads tient sur peu de mots-clés, une zone de vingt à trente kilomètres, et un suivi des appels. Le délai de rappel pèse autant que la campagne : un particulier qui demande trois devis retient celui qui décroche en premier, et il ne rappellera pas les deux autres.
Le premier chantier n'est pas dans Google Ads
Sur un compte d'artisan, une grande partie des demandes arrive par téléphone. Si les appels ne sont pas mesurés, le compte est piloté à l'aveugle : on optimise sur les formulaires, qui représentent parfois un tiers du volume réel.
Deux précautions sur ces numéros : ils changent, et ils ne doivent jamais sortir des annonces. Un numéro de transfert imprimé sur un véhicule ou une carte de visite finit par ne plus rien renvoyer.
La zone, une décision commerciale
Un artisan local a une zone où il se déplace volontiers, une zone où il se déplace si le chantier est gros, et une zone où il ne va pas. Google ne connaît que la première si on la lui dit.
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Ciblage de présence, jamais « présence ou intérêt »
L'option par défaut sert des gens qui ne sont pas chez vous mais qui cherchent chez vous. Sur un artisan, ça remplit le rapport de demandes hors zone.
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Un rayon réaliste
Une trentaine de kilomètres pour la plupart des métiers du bâtiment. Au-delà, le déplacement mange la marge et la demande se transforme mal.
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La même zone partout
Toutes les campagnes du compte sur le même ciblage géographique, sinon les chiffres ne se comparent plus d'une campagne à l'autre.
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Pas de découpage par réflexe
Séparer une campagne par ville sur un compte qui sort déjà sur les recherches utiles fait monter les coûts par clic sans rien apporter. Le découpage se justifie par un écart de marché, pas par une envie de granularité.
Quand une commune périphérique consomme sans jamais convertir, la question se pose au client : est-ce qu'on y va ou pas ? Le volume par commune est trop faible pour trancher statistiquement. La question se pose au client plutôt qu'en interne.
Le périmètre tenable avec un budget serré
Sur les budgets d'un artisan local, la perte de part d'impressions faute de budget est structurelle : la campagne s'arrête avant la fin de la journée, tous les jours.
Ce qu'on consolide
Une campagne, un groupe d'annonces par prestation. Pas six campagnes qui se partagent l'enveloppe et ne sortent jamais d'apprentissage.
Ce qu'on coupe
Réseau Display et partenaires du Réseau de Recherche, cochés par défaut. Composants automatiques. Recommandations appliquées toutes seules.
Ce qu'on accepte
De ne pas être présent toute la journée. Mieux vaut être bien positionné le matin que mal positionné toute la journée.
Les composants qui comptent en local
- Le composant de lieu, qui demande une fiche établissement liée au compte et qui fait sortir les annonces jusque sur Maps
- Le composant d'appel, planifié sur les heures ouvrées, avec la conversion d'appel passée en conversion principale sinon l'algorithme l'ignore
- Quatre liens annexes au minimum, un par prestation, parce qu'ils élargissent l'annonce et améliorent le taux de clic
- Des accroches qui portent une preuve : années d'existence, assurance décennale, délai d'intervention, nombre de chantiers
Un compte local sans composant de lieu qui dépense la moitié de son budget sur un groupe géographique, ça se voit régulièrement. Le composant est gratuit, et il change ce que les gens voient.
La page de destination
Le particulier qui cherche un artisan a trois onglets ouverts et une décision à prendre dans la journée. La page a deux écrans pour répondre.
- La prestation nommée avec ses mots à lui, pas avec le nom commercial de l'offre
- La zone d'intervention écrite, parce que c'est la première objection
- Un ordre de grandeur de prix, ou la raison pour laquelle il n'y en a pas
- Des photos de chantiers réels, pas de banque d'images
- Le numéro cliquable et un formulaire court, visibles sur mobile sans faire défiler
C'est pour ça que la création de la page est dans mon forfait. Envoyer du trafic payé sur une page qu'on n'a pas choisie revient à travailler sur la moitié du problème.
Questions
- Combien coûte un contact en BTP ?
- Ça dépend du métier, de la zone et de la saison, et un chiffre moyen trouvé en ligne ne vous apprendra rien d'utile. Ce qui se relève avant de lancer, c'est le coût par clic de vos requêtes dans votre zone, et le reste se déduit de votre taux de conversion.
- Faut-il être présent le week-end ?
- Ça dépend de qui répond. Diffuser des annonces le samedi quand personne ne décroche revient à payer pour envoyer les gens chez le concurrent. La planification horaire se cale sur la réalité du standard, pas sur le volume de recherche.
- Les plateformes de mise en relation, faut-il s'aligner dessus ?
- Elles achètent le même clic pour le revendre à plusieurs artisans, donc elles peuvent payer plus cher que vous. S'aligner sur leurs enchères est un mauvais calcul. Ce qui fonctionne, c'est d'être plus précis qu'elles sur la requête et la zone, là où leur volume les oblige à rester larges.
- Combien de temps avant les premiers appels ?
- Quelques jours, une fois le suivi d'appel en place et les campagnes lancées. Ce qui prend plus de temps, c'est la stabilisation : quatre à six semaines pour que les enchères apprennent, à condition de ne pas tout retoucher toutes les semaines.
- Je suis artisan couvreur, est-ce que Google Ads vaut le coup pour moi ?
- Sur un métier de dépannage ou de chantier avec une zone, oui, à deux conditions qui n'ont rien à voir avec la publicité. Les appels doivent être mesurés, sinon vous pilotez à l'aveugle sur la moitié de vos demandes. Et quelqu'un doit rappeler vite : un devis rappelé dans l'heure se signe, le même rappelé le lendemain part chez le concurrent qui a décroché en premier.
- Faut-il afficher ses qualifications RGE ou Qualibat dans les annonces ?
- Oui quand vous les avez, et pas seulement pour la conformité : sur un marché où trois devis se valent, une qualification est un des rares éléments qu'un particulier peut vérifier lui-même. Elle a sa place dans un composant d'annonce et sur la page de destination, à côté de l'assurance décennale et de la zone d'intervention.
- Vaut-il mieux Google Ads ou une fiche Google Business pour un artisan ?
- Les deux, et la fiche d'abord parce qu'elle est gratuite. Une fiche complète, avec des photos de chantier et de vrais avis, vous fait sortir sur Maps et dans le bloc local sans payer un clic. Google Ads vient ensuite, et les deux se renforcent : le composant de lieu d'une campagne demande justement une fiche liée au compte.