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Google Shopping, du flux à la campagne

La campagne la moins réglable de Google Ads, et c'est tant mieux : ce qui se travaille, c'est le flux produit, et le flux produit se travaille beaucoup.

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Premier échange gratuit de trente minutes, puis un compte rendu écrit sous deux jours ouvrés.

Mis à jour le · Melanie Vögtli, consultante Google Ads

En bref

Une campagne Shopping affiche vos produits avec leur photo et leur prix directement dans les résultats. Elle ne se pilote pas par mots-clés mais par le flux produit : le titre, le GTIN et le prix décident de la diffusion. Sur un catalogue mal placé en prix, exclure vaut mieux qu'enchérir.

Où passe vraiment le travail

Une campagne Shopping n'a presque pas de réglages. Pas de mots-clés, pas d'annonces à écrire. Ce que Google affiche, ce sont vos fiches produit telles qu'elles sortent de votre catalogue. La campagne n'est qu'un robinet : ce qui coule dedans vient de Merchant Center.

Du coup, un compte Shopping qui sous-performe ne se répare pas dans Google Ads. Il se répare dans le flux.

L'ordre dans lequel les types de campagne s'ouvrent sur un compte : Le Réseau de Recherche, d'abord, puis Shopping ensuite, s'il y a un catalogue, puis Performance Max quand le compte nourrit l'algorithme, puis Le remarketing dès que les listes existent, puis YouTube et Demand Gen en dernier. La marche 2, « Shopping ensuite, s'il y a un catalogue », est celle de cette page. L'ORDRE DANS LEQUEL ÇA S'OUVRE01Le Réseau deRecherche, d'abord02Shopping ensuite,s'il y a uncatalogue03Performance Maxquand le comptenourritl'algorithme04Le remarketing dèsque les listesexistent05YouTube et DemandGen en dernierChaque marche s'ouvre quand la précédente a produit ce qu'il faut : du signal de conversion, du budget quotidien, ou des listes.
L'ordre dans lequel les types de campagne s'ouvrent sur un compte : Le Réseau de Recherche, d'abord, puis Shopping ensuite, s'il y a un catalogue, puis Performance Max quand le compte nourrit l'algorithme, puis Le remarketing dès que les listes existent, puis YouTube et Demand Gen en dernier. La marche 2, « Shopping ensuite, s'il y a un catalogue », est celle de cette page. L'ORDRE DANS LEQUEL ÇA S'OUVRE01Le Réseau de Recherche, d'abord02Shopping ensuite, s'il y a uncatalogue03Performance Max quand lecompte nourrit l'algorithme04Le remarketing dès queles listes existent05YouTube et Demand Genen dernierChaque marche s'ouvre quand la précédente a produit cequ'il faut : du signal de conversion, du budgetquotidien, ou des listes.

Qu'on cherche une agence Google Shopping ou une consultante, le travail est dans le flux produit, et c'est là que se joue ce que la campagne peut atteindre.

Les quatre postes du flux

Les titres

Réécrits selon la façon dont les gens cherchent votre catégorie, pas selon la nomenclature interne. C'est le poste qui rend le plus, et de loin.

Les images

Fond uni, produit cadré, pas de texte incrusté ni de filigrane. Une image refusée retire le produit du flux sans autre avertissement qu'une ligne de diagnostic.

Les attributs

GTIN, marque, état, disponibilité, taxonomie Google. Ce sont eux qui décident du rapprochement entre votre produit et une requête, et ce sont eux qu'on oublie de remplir.

Les prix et la disponibilité

Un écart entre le flux et la page produit fait suspendre le compte, pas juste le produit. Le rythme de mise à jour du flux compte autant que son contenu.

Anatomie d'un titre de produit dans un flux Shopping. En haut, un titre recopié du catalogue fournisseur, illisible pour un acheteur. En bas, les quatre emplacements dans l'ordre : 1, Le type de produit, avec le mot que les acheteurs emploient ; 2, La marque, si elle est un critère de recherche ; 3, Les attributs qui décident, taille, contenance, couleur, matière ; 4, La référence, à la fin, pour les recherches par code. La fin du titre est souvent coupée à l'affichage. Exemple générique. CE QU'ON TROUVE DANS LA PLUPART DES FLUXREF-4471-BLC ST2 ergo assise tiss. nr acc. rglRecopié du catalogue fournisseur. Personne ne tape ça.CE QU'UN BON TITRE CONTIENT, DANS L'ORDREChaise de bureau ergonomiqueNorsettassise tissu noir, accoudoirs réglablesST2-4471ce qui se lit à l'affichagesouvent coupé01Le type de produitavec le mot que les acheteurs emploient02La marquesi elle est uncritère derecherche03Les attributs qui décidenttaille, contenance, couleur, matière04La référenceà la fin, pour lesrecherches par codeExemple générique, aucune boutique réelle. Un produit dont le titre ne contient pas le mot cherché n'entre pas dans l'enchère, quel que soit le réglage de la campagne.
Anatomie d'un titre de produit dans un flux Shopping. En haut, un titre recopié du catalogue fournisseur, illisible pour un acheteur. En bas, les quatre emplacements dans l'ordre : 1, Le type de produit, avec le mot que les acheteurs emploient ; 2, La marque, si elle est un critère de recherche ; 3, Les attributs qui décident, taille, contenance, couleur, matière ; 4, La référence, à la fin, pour les recherches par code. La fin du titre est souvent coupée à l'affichage. Exemple générique. CE QU'ON TROUVE DANSLA PLUPART DES FLUXREF-4471-BLC ST2 ergo assise tiss. nracc. rglRecopié du catalogue fournisseur. Personne netape ça.CE QU'UN BON TITRE CONTIENT,DANS L'ORDREChaise de bureau ergonomique01Le type de produitavec le mot que les acheteurs emploientNorsett02La marquesi elle est un critère de rechercheassise tissu noir, accoudoirs réglables03Les attributs qui décidenttaille, contenance, couleur, matièrece qui se lit à l'affichagesouvent coupéST2-447104La référenceà la fin, pour les recherches par codeExemple générique, aucune boutique réelle. Unproduit dont le titre ne contient pas le motcherché n'entre pas dans l'enchère, quel que soitle réglage de la campagne.

La compétitivité tarifaire, avant tout le reste

Merchant Center publie un onglet qui compare vos prix à ceux des autres vendeurs du même produit. C'est la première chose que j'ouvre sur un compte Shopping, avant la structure de campagne.

Quand une majorité des produits ressort en « plus cher que le marché », aucun réglage de campagne ne rattrape l'écart. La fiche sort à côté de la même référence moins chère, et le taux de conversion tombe. Par contre, le problème est lisible et il se chiffre : on sait quels produits sortir du flux et sur lesquels se battre.

L'onglet Tarification de Merchant Center, lu produit par produit

Shopping standard ou Performance Max

La question revient tous les mois, et la réponse dépend du moment du compte plutôt que d'une préférence.

Shopping standard d'abord

Tant que le volume de ventes quotidien est faible, Shopping standard donne ce que Performance Max ne donne pas : on voit les requêtes, on voit les produits qui vendent, on garde la main. C'est aussi le repli quand le suivi de conversion n'est pas encore fiable.

Performance Max ensuite

Quand le compte produit assez de ventes par jour et que le Search sort déjà sur presque toutes les recherches utiles, ce que mesure la part d'impressions, Performance Max va chercher l'inventaire que Shopping standard ne voit pas.

Jamais les deux sur les mêmes produits

Deux campagnes qui se disputent le même flux se cannibalisent et rendent toute lecture impossible. Si les deux tournent, le catalogue est partagé, pas doublé.

En haute saison, la balance penche vers Shopping standard : c'est le moment où l'on veut de la prévisibilité et la capacité de couper un produit en deux minutes.

Performance Max en détail

Séparer la marque

Sur beaucoup de comptes, une grosse part du chiffre d'affaires remonté par Shopping vient des gens qui cherchaient déjà la marque. Ce chiffre gonfle le retour affiché et cache la performance réelle de l'acquisition.

Sauf que l'excluer purement et simplement fait s'effondrer le retour de la campagne, parce qu'on lui retire ce qui la rendait rentable. La bonne manœuvre est de sortir la marque dans une campagne Shopping standard dédiée, sans l'exclure de l'autre côté, et de lire les deux séparément.

Le comparateur partenaire, ou CSS

Le sigle vient de Comparison Shopping Service, le nom que Google donne aux comparateurs partenaires. Google Shopping en est un lui-même : il retire de chaque enchère une marge fixe, dont l'aide Merchant Center ne donne pas le taux. Un autre comparateur partenaire vous fait sortir de cette marge, en échange de ses propres frais, et l'écart d'environ 20 % qu'on lit un peu partout est avancé par les services CSS eux-mêmes.

Du coup, je raisonne en gain net : ce que le comparateur fait gagner sur les clics des annonces produit, moins ce qu'il facture. Sur une petite dépense Shopping, ses frais peuvent avaler l'écart. Sur une dépense plus forte, le calcul penche souvent pour le comparateur, et le changement se fait avant la haute saison, parce que le bénéfice se compte en semaines de diffusion. Dans une Performance Max, seule la part de la dépense qui part en annonces produit en profite.

Ce qu'un CSS fait vraiment gagner, et comment le mesurer

Le contrôle qui passe avant tous les autres

Avant de juger un réglage Shopping, je rapproche le chiffre d'affaires remonté dans Google Ads du chiffre d'affaires réel du back-office. Tant que le rapport entre les deux est mauvais, aucune décision d'optimisation ne tient, parce qu'on arbitre sur des chiffres faux.

Questions

Faut-il un catalogue minimum pour faire du Shopping ?
Sous une cinquantaine de produits, le travail d'enrichissement du flux a peu de prise et le Réseau de Recherche rend souvent davantage. C'est un ordre de priorité, pas une interdiction.
Pourquoi mes produits sont-ils refusés ?
Neuf fois sur dix : un attribut obligatoire manquant, une image non conforme, ou un écart entre le prix du flux et le prix de la page. Le diagnostic est dans Merchant Center, produit par produit, et il se traite à la source.
Un outil de gestion de flux, c'est utile ?
Dès que le catalogue dépasse quelques centaines de références et que les règles à appliquer se répètent, oui. En dessous, une règle bien écrite dans Merchant Center suffit souvent.
Pourquoi mon retour sur investissement Shopping baisse-t-il quand j'augmente le budget ?
Parce que l'argent supplémentaire va chercher des requêtes moins qualifiées, plus larges, sur des produits moins compétitifs. C'est normal et c'est mesurable : la question est de savoir à quel niveau de dépense la rentabilité décroche, et de s'arrêter là.

Un flux refait avant la campagne, et ce que ça a changé

Le premier échange

Trente minutes, votre compte Google Ads ouvert à l'écran, ou votre site s'il n'y a pas encore de compte. Vous recevez ensuite un compte rendu écrit sous deux jours ouvrés, que la suite se fasse avec moi ou non.

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