Aller au contenu
Melanie Vögtli Prendre rendez-vous

Quel budget Google Ads minimum pour que ça vaille le coup

Journal · Prix et cadre de la prestation

Il n'existe pas de budget minimum universel. Le plancher se calcule à partir du coût par clic du secteur, du taux de conversion de la page et du volume de conversions dont une stratégie d'enchères automatique a besoin pour sortir de sa phase d'apprentissage.

Publié le · Melanie Vögtli

La question arrive à chaque premier échange, et la réponse honnête n’est pas un montant. Il n’existe pas de budget Google Ads minimum universel, parce que le plancher ne dépend pas de votre entreprise. Il dépend de trois chiffres dont deux ne vous appartiennent pas.

Les trois chiffres

Le coût par clic de votre secteur. Il va de quelques dizaines de centimes à plus de vingt euros selon les marchés. Vous ne le fixez pas : il résulte de ce que vos concurrents acceptent de payer. Sur les requêtes d’un consultant Google Ads, par exemple, le coût par clic relevé tourne autour de vingt et un dollars.

Le taux de conversion de votre page. Lui vous appartient. C’est le seul des trois sur lequel vous pouvez agir sans dépenser un euro de plus. Entre deux et six pour cent sur la plupart des pages de demande de devis. Une page faite pour le trafic payé monte plus haut qu’une page d’accueil détournée pour l’occasion.

Le volume de conversions dont la stratégie d’enchères a besoin. C’est le chiffre qu’on oublie, et c’est lui qui décide. Une stratégie automatique apprend sur les conversions qu’elle reçoit. En dessous d’un certain volume mensuel, elle n’apprend pas : elle décide sur du bruit, et les résultats deviennent erratiques d’une semaine sur l’autre.

Le calcul, en trois multiplications

Budget divisé par coût par clic égale nombre de clics. Nombre de clics multiplié par taux de conversion égale nombre de conversions. Ce nombre est-il au-dessus du seuil d’apprentissage ?

Prenons deux fois le même budget, 1 000 euros par mois, qui est mon plancher. Ce qui les sépare n’est pas l’annonceur, c’est le secteur.

Un exemple qui passe : 2 euros le clic, 4 pour cent de conversion. Ça fait 500 clics et vingt demandes par mois. C’est assez pour que la stratégie apprenne, et assez pour que vous puissiez juger au bout de deux mois.

Un exemple qui ne passe pas : 9 euros le clic, 3 pour cent de conversion. Ça fait 111 clics et un peu plus de trois demandes par mois, quarante sur l’année. Aucune décision fondée ne sortira de là, et aucun consultant n’y changera quoi que ce soit.

Pourquoi un budget trop bas ne donne pas « moins » de résultats

C’est le malentendu le plus coûteux. On imagine une proportionnalité : la moitié du budget donnerait la moitié des demandes. Ce n’est pas ce qui se passe.

Sous le seuil d’apprentissage, la stratégie d’enchères fonctionne mais sans signal fiable. Elle surenchérit une semaine, sous-enchérit la suivante, et le coût par demande varie du simple au triple sans que rien dans le compte ne l’explique. Vous ne pouvez rien en conclure, donc vous ne pouvez rien corriger.

Pire : vous concluez souvent quelque chose de faux. Un mot-clé qui a produit deux demandes par chance passe pour bon, un mot-clé qui n’en a produit aucune passe pour mauvais, et les deux jugements reposent sur un échantillon de dix clics.

Ce qui change le plancher, dans l’ordre

Resserrer la géographie. Diviser la zone par trois multiplie le budget par clic disponible par trois. C’est ce qui rend le plus vite, et c’est gratuit.

Resserrer les mots-clés. Trois requêtes à forte intention valent mieux que trente requêtes larges à budget contraint. Un budget faible ne peut pas se permettre d’explorer.

Améliorer la page. Passer de deux à quatre pour cent de conversion divise le plancher par deux. C’est la seule chose qui améliore le calcul sans toucher au budget, et c’est aussi le plus lent.

Compter les appels. Sur beaucoup de métiers, la moitié des demandes arrivent par téléphone. Sans suivi d’appel, elles sont invisibles, le taux de conversion mesuré est deux fois trop bas, et le plancher calculé est deux fois trop haut.

Quand le calcul dit non

Il faut le dire. C’est un des quatre cas où je refuse un projet au premier échange, le plus fréquent des quatre.

Refuser coûte un rendez-vous. Lancer quand même coûte un trimestre à l’annonceur, et se termine par la conclusion que Google Ads ne marche pas pour son métier, ce qui est faux. Ce qui ne marchait pas, c’était le budget, et ça se savait avant.

Le calcul de plancher, à budget égal de 1000 euros par mois. Un secteur à 2 € le clic : 500 clics, 20.0 demandes par mois, 240 sur l'année, au-dessus le seuil d'apprentissage. Un secteur à 9 € le clic : 111 clics, 3.3 demandes par mois, 40 sur l'année, sous le seuil d'apprentissage.

Questions posées sur ce sujet

Questions posées en premier échange, relevées sur les comptes repris.

Peut-on faire du Google Ads avec 500 euros par mois ?
Sur un secteur à 1 euro le clic, 500 euros achètent 500 clics, et à 4 pour cent de conversion ça fait vingt demandes par mois. Sur un secteur à 8 euros le clic, les mêmes 500 euros achètent 62 clics et donnent deux demandes et demie : personne n'apprend rien, ni l'algorithme ni vous. C'est pour cette raison que je ne prends pas de compte sous 1 000 euros de budget média par mois, quel que soit le secteur.
Comment connaître le coût par clic de mon secteur avant de lancer ?
L'outil de planification de Google donne une fourchette par mot-clé, gratuitement, sans dépenser un euro. Elle est large et elle suffit pour le calcul de plancher. La vraie valeur se mesure après trois semaines de diffusion, et elle tombe dans la fourchette basse quand la structure est propre.
Vaut-il mieux un petit budget permanent ou un gros budget par périodes ?
Sur un budget qui ne permet pas d'atteindre le seuil d'apprentissage, la concentration vaut mieux que l'étalement : mieux vaut trois mois pleins que douze mois à un tiers. Par contre chaque arrêt renvoie la stratégie d'enchères en apprentissage, donc l'alternance courte est le pire des deux mondes.

Melanie Vögtli

Consultante Google Ads indépendante, installée dans le Sundgau, entre Mulhouse, Bâle et la Forêt-Noire. Comptes surveillés tous les jours, tenus plusieurs fois par semaine. Voir la prestation correspondante.

À lire ensuite

Ciblage géographique et marché transfrontalier

Cibler Strasbourg sans payer pour l'Allemagne

Le ciblage géographique par défaut de Google Ads fait payer des clics d'outre-Rhin aux annonceurs alsaciens. Comment le voir dans le compte et le corriger.