Types de campagne
Annonces dynamiques Google Ads (DSA) : le site fait l'annonce
Annonces dynamiques Google Ads (DSA) : Google lit vos pages, choisit celle qui répond et en tire le titre. Leur fonctionnement, sur un an de boutique en ligne.
Journal · Types de campagne
Depuis fin 2025, une liste de remarketing Google Ads diffuse dès 100 utilisateurs actifs en 30 jours, en recherche, en Display et sur YouTube. Si elle reste sous 100 malgré du trafic, elle perd sans doute des visiteurs : je vérifie le consentement, la balise et la liaison avec Analytics.
En août puis en septembre 2026, j’ai renoncé à poser des listes de remarketing en observation sur deux comptes que je gère. Les listes existaient, mais elles étaient très loin des 1 000 utilisateurs que demandait le Réseau de Recherche. Sauf que ce chiffre n’était plus le bon : Google demande 100 utilisateurs actifs sur les 30 derniers jours, en recherche, en Display et sur YouTube. Le 22 octobre, j’ai relu les deux comptes avec le bon seuil. Résultat : un compte passe, l’autre non, et pour le second, la réponse est à chercher du côté du site plutôt que du seuil.
Le seuil et les autres conditions du remarketing sont détaillés sur ma page remarketing Google Ads.
Longtemps, une liste de remarketing devait compter 1 000 utilisateurs actifs pour servir sur le Réseau de Recherche. L’aide Google Ads sur les segments d’audience, consultée le 22 octobre 2026, indique un minimum de 100 utilisateurs ou visiteurs actifs au cours des 30 derniers jours, pour le Réseau de Recherche comme pour le Display et YouTube.
Le changement est entré dans la documentation sans annonce officielle de Google. Search Engine Land l’a relayé fin 2025, à partir d’un message publié sur LinkedIn par le consultant Dario Zannoni, et MediaPost date la généralisation du nouveau seuil de décembre 2025. Du coup, une partie des guides en ligne et des grilles de contrôle tenues à la main citent encore le chiffre de 1 000. La mienne le citait aussi, et c’est en relisant la page d’aide de Google que j’ai rouvert les deux comptes où j’avais renoncé aux listes sur ce motif.
Le premier est un compte de services aux particuliers. Le 1er août 2026, ses listes plafonnaient à 120 utilisateurs pour la recherche, et je les avais jugées inexploitables au regard du seuil de 1 000. Le second est un compte d’artisan du bâtiment. Le 4 septembre 2026, ses listes faisaient de 0 à 8 utilisateurs pour la recherche et de 0 à 80 pour le Display. J’en avais tiré la même conclusion, pour le même motif.
Le 22 octobre 2026, j’ai relevé la taille des listes dans les deux comptes, réseau par réseau, et je l’ai comparée au nombre de clics payants qui menaient au site sur les 30 jours précédents, du 22 septembre au 21 octobre. Les appels, les itinéraires et les clics sur l’adresse n’en font pas partie : ils n’amènent personne sur le site.
Dans le premier compte, la liste de tous les visiteurs sur 30 jours affiche 130 utilisateurs pour la recherche et 380 pour le Display, face à 235 clics vers le site. Elle passe le nouveau seuil sur les deux réseaux. Par contre, elle le passe de peu en recherche, et une baisse de trafic suffirait à la faire retomber sous 100. La plus grosse liste du compte en comptait déjà 120 en recherche au relevé d’août : avec le bon seuil, la question se posait dès l’été. Comme une liste en observation ne change rien à la diffusion, ce retard n’a rien coûté en budget, seulement 82 jours de données sur les visiteurs déjà venus, entre le relevé du 1er août et celui du 22 octobre.
Dans le second compte, la même liste affiche 24 utilisateurs pour la recherche et 88 pour le Display, face à 218 clics vers le site. Elle reste sous 100 sur les deux réseaux relevés. Avec l’ancien seuil comme avec le nouveau, une campagne qui la cible ne diffuserait pas.
Dans le premier compte, la liste Display dépasse le nombre de clics vers le site, 380 pour 235, ce qui est normal puisqu’elle compte aussi les visiteurs venus d’ailleurs que des annonces. Dans le second, elle compte deux fois et demie moins d’utilisateurs que de clics, 88 pour 218, et des clics répétés expliqueraient difficilement un tel écart. Entre les deux comptes, la liste du premier est 5,4 fois plus grande en recherche, pour à peine plus de clics vers le site, 235 contre 218 : le trafic payant n’explique pas la différence.
L’aide Google Analytics sur la taille des listes explique le calcul pour les audiences importées. La taille affichée dans Google Ads ne compte que la partie de vos visiteurs que Google peut recibler, et un visiteur en est exclu s’il refuse le consentement, si les cookies ne sont pas disponibles, si son navigateur impose des limites ou s’il ne correspond à aucun identifiant actif. Les listes de la balise Google Ads passent elles aussi par le consentement : l’aide Google Ads sur le consentement dans l’EEE le demande pour la personnalisation des annonces et le remarketing. Une liste qui reste petite sur un site qui reçoit du trafic perd donc probablement des visiteurs entre le clic et la liste, et c’est ce trajet que je vérifie en premier.
Je commence par le taux d’acceptation du bandeau cookies, parce qu’un visiteur qui refuse ne rejoint aucune liste. Je vérifie ensuite le signal ad_personalization du mode Consentement v2, celui qui autorise la publicité personnalisée. Je finis par la balise elle-même, qui doit se déclencher sur toutes les pages du site et pas seulement sur l’accueil. Comme le reste du suivi, ça se vérifie avant le lancement.
Un détail m’a arrêtée dans les deux comptes. Au relevé du 22 octobre 2026, la liste de tous les utilisateurs importée depuis Google Analytics, sur une durée de 540 jours, compte 5 utilisateurs en recherche dans le premier compte et 0 dans le second. Celle de la balise Google Ads, limitée à 30 jours, en compte 130 et 24. Ce défaut touche les deux comptes de la même façon : il ne dit donc rien de l’écart entre eux.
Quand une source remplit ses listes et l’autre non, sur le même site, je vérifie que la propriété GA4 est bien reliée au compte Google Ads, avant de conclure quoi que ce soit sur le trafic. L’aide Google Analytics sur les audiences qui ne se remplissent pas donne, parmi les points à contrôler, l’activation du remarketing avec les signaux Google, l’absence d’événement exclu de la personnalisation des annonces et l’absence de région où cette personnalisation est désactivée.
Une liste qui passe 100 utilisateurs ne justifie pas pour autant une campagne dédiée. Une liste de 130 utilisateurs en recherche, posée en ciblage, ne fait diffuser les annonces que sur les recherches de ces 130 personnes, soit très peu d’impressions par mois. Ça ne vaut pas le coup de lui consacrer un budget.
Par contre, elle peut servir en observation sur les campagnes de recherche, ce que Google appelle les listes de remarketing pour les annonces du Réseau de Recherche. Posée ainsi, elle ne change rien à la diffusion, et elle montre, quand le volume le permet, si les visiteurs déjà venus cliquent et convertissent mieux que les autres. C’est sur cette comparaison que je décide ensuite de passer, ou non, la liste en ciblage.
Je vérifie le seuil sur la page de Google le jour où je propose l’optimisation, et non plus dans une fiche écrite des mois plus tôt. Ma grille donnait 1 000 alors que ce chiffre était faux depuis fin 2025, sans dire de quand il datait : remonter à la source au moment de décider m’évite de refaire l’erreur.
Je lis aussi la taille réseau par réseau. Une liste peut passer le seuil en Display et pas en recherche, et c’est le réseau visé qui décide si elle sert.
Enfin, quand une liste reste trop petite sur un site qui reçoit du trafic, je pars du principe que quelque chose empêche les visiteurs d’y entrer. Avant de renoncer au remarketing, je cherche ce qui bloque. Sur le second compte, c’est la prochaine question, et elle concerne le site autant que le compte.
Google.fr, relevé du 27/10/2026 au navigateur, aucun bloc « Autres questions » sur l'intention : question 1 tirée du titre complet d'une discussion Reddit r/PPC affichée en résultat sur « liste remarketing google ads ne se remplit pas » ; question 2 tirée du titre d'une discussion Reddit r/adwords affichée sur « liste de remarketing google ads trop petite », tronqué par Google et complété par l'extrait affiché (audience Google Analytics plus grande que dans Google Ads).
Melanie Vögtli
Consultante Google Ads indépendante, installée dans le Sundgau, entre Mulhouse, Bâle et la Forêt-Noire. Comptes surveillés tous les jours, tenus plusieurs fois par semaine. Voir la prestation correspondante.
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